Dans la commune des Rosiers-sur-Loire (Maine-et-Loire), l’état de la digue inquiète les autorités. Une étude de dangers des levées de Loire du Val-d’Authion a mis en évidence ses fragilités et « un risque significatif de rupture en cas de forte crue », explique la préfecture. Pour répondre à la problématique, des travaux ont été entrepris.

L’État mène actuellement des travaux pour consolider la levée sur la Loire aux Rosiers. | THIERRY HUGUENIN
Aux Rosiers-sur-Loire (Maine-et-Loire), l’état de la digue qui supporte la route départementale 952 inquiète les autorités. Menée en 2014, l’étude de dangers des levées de Loire du Val-d’Authion « a mis en évidence certaines fragilités de la digue sur différents secteurs avec un risque significatif de rupture de la digue en cas de forte crue », explique la préfecture.
C’est en fait l’érosion interne, liée aux infiltrations d’eau, qui fait naître le danger aux Rosiers-sur-Loire. La grande levée de l’Authion constitue – avec la levée de Belle Poule aux Ponts-de-Cé – la première ligne de défense du Val-d’Authion contre les inondations de la Loire. Elle protège plus de 60 000 habitants.
En quoi consistent les travaux ?
Parmi toutes les pistes envisagées, c’est celle d’un écran étanche qui a été retenue. S’étirant sur toute la hauteur de la digue, de ses fondations à son sommet, il empêche toute infiltration d’eau, et donc toute érosion, dans la partie de la levée qui est tournée vers la terre.
Cet écran étanche devra être posé sur « 3,6 km de linéaire, de l’extrémité ouest des Rosiers jusqu’à la limite communale de La Ménitré » . Lancé en ce début février, le chantier doit durer jusqu’en septembre prochain. Durant ce laps de temps, toute circulation est interdite sur le tronçon concerné de la RD 952.
Combien cela va coûter ?
Le montant de ces grands travaux s’élève à 6,5 millions d’euros. Dans le cadre du plan Loire grandeur nature, l’État en prend 80 % à sa charge. Leurs territoires respectifs étant directement concernés, Saumur Val-de-Loire agglomération et Angers Loire métropole sont elles aussi invitées à financer le chantier. À hauteur, respectivement, de 10 et 4,5 %.
Le reste est amené par les communautés de communes Touraine ouest Val-de-Loire et Chinon Vienne-et-Loire (0,86 %).