Historique de l'association

 

Les débuts de l’association


La création

Quand en 1988 le Conseil Général devint propriétaire de l’ouvrage, celui-ci était dégradé, mal entretenu. La Loire pillée de son sable par les sabliers se creusait et menaçait la digue d’éboulement. La circulation s’accentuait sur la Levée : 4000 véhicules jour en 1988 , dont de nombreux poids-lourds, ils étaient 8000 en 1996 à circuler chaque jour, entre les ponts de Thouaré et Bellevue.
Déjà les pêcheurs professionnels avaient alertés les collectivités locales. Ils avaient promenés en barque les conseils municipaux au droit les éboulements du pied de digue,  mais sans véritables résultats. Il aura fallu attendre la forte crue de 1995 et l’intervention des riverains dans les mairies pour qu’une prise de conscience généralisée prenne corps.
En 1996, un groupe de riverains de Saint Julien de Concelles élabore, en quelques soirées tellement l’unanimité était patente, les statuts de « L’association intercommunale de défense de la digue : la Levée de la Divatte ».
Le groupe initiateur organise, le 27 mars 1996, une réunion publique à laquelle nous attendions quelques dizaines de personnes. Les riverains se sont déplacés à plus de 500, prouvant ainsi leur complète implication pour la défense de la solidité de la digue. Les questions furent nombreuses.
Seuls quelques maraîchers s’inquiétèrent de la construction d’une route au milieu de leurs terres.
 
L’assemblée vota à une très large majorité pour la constitution de l’association. Vingt cinq délégués majoritairement de Saint-Julien-de-Concelles mais aussi de La Chapelle-Basse-Mer et de Basse-Goulaine, se portèrent volontaires pour faire partie du futur Conseil d’Administration et fonder ainsi l’association.
Les statuts furent enregistrés à la préfecture de Nantes le 29 mai 1996 sous le N° 2/22991.
 

1996 à 2003...         
  Des propositions sérieuses  de l’association…
… des réponses attentives de la part du Conseil Général.

Le CA se met de suite au travail. D’abord faire un état des lieux de la digue. En une centaine de photos nous répertorions les nombreuses faiblesses de l’ouvrage, nous constituons un classeur-argumentaire que nous allons présenter aux maires des trois principales communes. La prise en compte des trois maires est sérieuse d’autant plus que le maire de Basse-Goulaine est vice-président du Conseil Général.
 
Le premier contact avec le Conseil Général se fera au travers du Service  Navigation avec l’ingénieur  responsable des travaux sur la Levée. 
 
Notre vigilance sur l’ouvrage, la pertinence de nos actions, l’importance du nombre d’adhérents et l’appui des maires vont attirer l’attention du directeur des services techniques du Conseil Général, Monsieur P.H. Piet, qui sera jusqu’en 2003 le principal moteur des décisions prises en faveur des travaux sur l’ouvrage et de la route dans la vallée.

Les actions

 
Pour la journée du patrimoine du 15 septembre 1996 l’association a rassemblé le matin, 300 personnes le long de la digue pour une marche, durant laquelle nous avons pu expliquer ce que nous connaissions alors de la construction de l’ouvrage et des travaux qui y étaient prévus. L’après-midi, profitant d’une marée particulièrement basse et du bateau d’un pêcheur professionnel, nous avons invité les riverains à constater l’important fossé que la Loire creusait au pied de la digue à Boire-Courant, 150 personnes étaient présentes. 
 
Des articles de presse incisifs, dans les journaux régionaux, ponctuent ces différentes actions et sont parfois mal perçus par les élus. La réalisation des deux premiers de DIVATTE-INFO, distribués par les délégués, tiendra les riverains informés.
 
Nous programmons une réunion avec les « Anciens » témoins de la dégradation progressive de l’ouvrage. La nostalgie l’emporte sur le réalisme mais ces témoignages montrent combien les anciens vivaient au rythme de la Loire, à la différence des jeunes maraîchers qui dans ces années 90 utilisaient l’eau et le sable de la Loire pour leur cultures mais n’étaient pas du tout attentifs aux dégâts qu’ils y causaient.
 
 Nous prenons de nombreux contacts avec les structures dont nous pensons qu’elles sont intéressées par la solidité de la Levée : outre le Conseil Général qui mettra presqu’une année à reconnaître notre présence, la DIREN, la Chambre des Métiers, la Préfecture, la DDE, le Conservatoire des berges de Loire, l’école des Mines
 
En juin 1997, constatant l’augmentation continue du trafic routier, l’association décide de jalonner la murette de panneaux d’informations genre : « Le saviez-vous : vous roulez sur une digue », « 3500personnes habitent derrière cette digue », « En 1910 ici la digue s’est cassée »….cette action se déroulera lors de la journée du patrimoine.
En 2005 sur Saint Julien et 2006 à la Chapelle Basse Mer, pour relancer la mobilisation des riverains, nous organiserons des marches le long de la digue. Le parcours est jalonné de panneaux et à chaque halte les membres du CA sont là pour expliquer : les travaux, les crues, la Loire. L’intérêt de l’information est toujours présent, mais la participation diminue. 
 
Toutes ces actions nous ouvrent un peu plus l’appétit pour mieux connaître l’histoire de la digue. Nous allons fouiller aux Archives Départementales et découvrons là de merveilleux dossiers non consultés depuis bien longtemps, certainement plusieurs dizaines d’années.
 
De là naîtra l’idée de fêter les 150 ans du début de la construction de la Levée, idée vite reprise par la municipalité de Saint Julien de Concelles qui la mènera à son terme d’une façon magistrale.
 
Dans le courant de l’année 1997, la concertation entre les 3 communes, le Conseil Général et l’association va se concrétiser par la tenue de réunions régulières. Ces réunions très documentées et bien préparées par le Conseil Général nous ont permis d’exprimer nos suggestions et de montrer combien les remarques des riverains qui sont les observateurs journaliers de la Loire et de la digue étaient pertinentes.
 
De nombreuses réclamations sur la qualité de l’exécution des travaux, ont abouti à plusieurs reprises à des réunions sur l’ouvrage pour constater les problèmes et y remédier.
 
Cette concertation a bien fonctionnée jusqu’en 2004, année où le Conseil Général à changé de majorité.

 

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